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Barnett Newman, The Gate [La Porte], 1954
Huile sur toile

NEWNAM,
THE GATE

« Le peintre actuel n'est pas intéressé par ses propres sentiments ni par le mystère de sa propre personnalité, il cherche à pénétrer le mystère du monde. Son imagination essaie de percer les secrets métaphysiques[…]. L’artiste essaie de forcer la vérité à surgir du vide. »

  • Dans la suite d'écrits théoriques qu'il commence en 1945 et qui s'achève sur « The Sublime Is Now » [Le sublime est maintenant] en 1948, Barnett Newman prête à la peinture de son époque l'ambition d'atteindre un absolu spirituel. The Gate témoigne par son titre des aspirations métaphysiques de l'artiste. Bien que non-pratiquant, il s'intéresse à la mystique juive, et il fait ici allusion au récit biblique de la Genèse.
    La partie claire du tableau apparaît comme la «Porte» ouvrant sur l'infini céleste. Ce passage est

  • un accès au Temple, c’est-à-dire à l'espace sanctifié qui confronte le spectateur aux significations fondamentales de l'existence. La couleur brune rappelle la terre de nos origines, le noir évoque la finitude, et le turquoise, par sa luminosité exceptionnelle, la lumière de la création.

    Barnett NEWMAN
    , The Gate [La Porte], 1954, 
    236 x 192 cm, Stedelijk Museum, Amsterdam