Mary Wigman, Hexentanz
[Danse de la sorcière], 1929
Extrait du film Mary Wigman tanzt

 

 

MARY WIGMAN
DANSE DE LA SORCIERE

« La danse unit l'expression et la fonction ; emplie physiquement de lumière, elle donne une âme à la forme. Pas de danse sans extase ! »

  • Mary Wigman crée une danse d'«expression» qui implique un engagement total de l'être. Elle conju- gue l'extase et le sacrifice, comme dans son premier grand solo, Hexentanz [Danse de la sorcière], 1914, et dans Schicksalslied [Chant du destin], 1925, où elle oscille entre les figures extrêmes de la sorcière et de la prêtresse. Celles-ci seront à l'origine d’une position rompant avec la tradition de la danse classique : corps ployé en arrière, bras tendus, nuque renversée, visage tourné vers le ciel, comme sous l’emprise d'une puissance invisible.
    S'inspirant des cultures non-occidentales, elle danse sur un rythme de percussions avec des masques qu'elle réalise elle-même.

  • Elle partage l'intérêt de Rudolf von Laban pour la création d'une danse germanique fondée sur l’énergie collective. Après avoir collaboré avec lui à la chorégraphie présentée lors de l’ouverture des Jeux olympiques du Reich, en 1936, elle s'attirera l'hostilité du régime national-socialiste.

    Mary WIGMAN

    Hexentanz [danse de la sorcière], 1929,
    Extrait d'un film cinématographique 35 mm de 2’,
    Mary Wigman tanzt. Quatre solos de Mary Wigman Musique Hanns Hasting et Meta MEntz
    La Cinémathèque de la Danse, Paris