Paul Chan, 1st Light, 2005
Installation vidéo projection numérique

 

 

PAUL CHAN,
1st LIGHT

L’œuvre de Paul Chan convoque l’obscurité qui nous enveloppe en dépit de l’illumination gourmande de nos villes. Évoquant notre monde au bord de la désintégration, il célèbre la lumière qui surgit dans le trop de lumière.

  • Le combat n'est plus la lutte entre le jour et la nuit qui inaugure le Faust de Murnau, mais celui entre la lumière de l’esprit et la lumière des choses. Dans ce théâtre d’ombres, sous les auspices d'un poteau télégraphique dont la forme évoque la croix du Golgotha, on assiste à l’ascension des objets de nos sociétés consuméristes.

    Téléphones, I-Pods, scooters, trains entiers montent au ciel, sauvés, tandis que les ombres des hommes chutent, précipitées vers l'abîme, comme les corps suicidés des victimes du «11 septembre» qui tombaient des tours en feu.

  • L'image, modifiée peu à peu dans le continuum de la projection, porte en elle les prophéties de l'Apocalypse ressassées par les mouvements intégristes américains, et l'évidente disgrâce d’une société qui célèbre son culte matérialiste.

     

    Paul CHAN, 1st Light, 2005,
    Installation avec vidéo projection numérique,
    14 minutes, dimensions variables
    Paul Chan Courtesy of the artist and Greene Naftali Gallery, New York
    Astrup Fearnley Collection, Oslo