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Jacques Lizène, Sacré profane, en morcellement de cimaises,1970, en remakes de 1979 à 2007-2008
Installation in situ

 

 

LIZENE,
SACRE PROFANE EN MORCELLEMENT DE CIMAISE...

« Bataille verrait sans doute là pointer le bout du nez (tiens ! à quoi ressemble-t-il ?) du sacré. »
D'après Arnaud Labelle-Rojoux.

  • Jacques Lizène et le « Petit Maître » sont nés à la clinique d'Ougrée à Liège le 5 novembre 1946 en Belgique. Ils sont donc l'un et l’autre Scorpion/Capricorne, c'est à dire que le Petit Maître est un personnage que Lizène a crée pour être son substitut dans le domaine de l’art.Et les deux (le « Petit Maître » et Lizène) ont choisi la médiocrité en art pour la simple raison que c'est la plus grande liberté, en tous cas l'impression de la plus grande liberté.
    L'œuvre présentée dans l’exposition Traces du sacré est le Mur sacré profane inspirée des projets de 1964, 1970, 1971 et 1975.
    - 1964 : L'Art syncrétique et les Petits dessins médiocres (La médiocrité revendiquée).

  • - 1970 : Morcellements de cimaises et objets tombants et donnant l’impression d'entrer dans le sol.
    - 1971 : Sculptures génétiques (mixage de divers éléments du visage et du corps et mixage de différents objets) comme ils le pratiquaient déjà dans l'art syncrétique.
    - 1975 : Invitation d'autres artistes sur le Morcelle -ment de cimaise qui devient Lotissement de cimaise.
    - De 1979 à 2007-2008 : Remake de tout ce qui a été fait précédemment.

  • A la question du rapport de tout ceci avec l'exposition Traces du sacré, le « Petit Maître » et Lizène répondent :
    - Tout est sacré, même le profane ! Et la désacralisation c'est du sacré aussi.

    A la question de la raison d'être des fissures et de cet affaissement, le « Petit Maître » et Lizène répondent :
    - Parce que dans tous les textes abordant le sacré (Cf : L’Apocalypse), l'histoire se termine souvent par une catastrophe avant de rebondir sur une renaissance qu'ils espèrent mais qui n’est pas certaine. Peut-être est-ce un film à l'envers où le mur ressurgit après une catastrophe.

  • A la question de la raison d'être des fissures et de cet affaissement, le « Petit Maître » et Lizène répondent :
    - Parce que dans tous les textes abordant le sacré (Cf : L’Apocalypse), l'histoire se termine souvent par une catastrophe avant de rebondir sur une renaissance qu'ils espèrent mais qui n’est pas certaine. Peut-être est-ce un film à l'envers où le mur ressurgit après une catastrophe. L’avenir nous dira comment lire cette œuvre ! Le «Petit Maître» a toujours aimé le terme d'eschatologie. A ce sujet Lizène et le «Petit Maître» n’ont pas d'avis, ils sont à ce sujet (Ici il y a de nouvelles redondances à la demande expresse de l’artiste.) un peu «agnostique».

  • A tous présents et à venir, à bon entendeur, salut !

    Propos recueillis par Véronique Follet


    Lizène et le « Petit maître »
    sont les Cofondateurs de l’Institut d'Art Stupide en 1971.

    Jacques LIZENE

    Sacré profane, en morcellement de cimaises,1970, en remakes de 1979 à 2007-2008, installation in situ, 360 x 450 x 30 cm

  • Artistes invités :
    Silvana Belletti, Michel Boulanger, François Curlet, Jacques Charlier, Charles Bresmal, Rachel Laurent, Guy Scarpetta, Ben,Claude Degueldre, Capitaine Longchamp, Paul Pierrart, Joël Hubaut, Arnaud Labelle-Rojoux, Xavier Boussiron, Susan Shup, Marc Angeli, Stéphane Bérard, Jean-Yves Jouannais, André Stas, Dominique Castronovo et Bernard Secondini (AVCAN), Fabrice Remouchamps, Pierre Houcmant, Fabrice Fourneau,
    Jean-Marie Gheerardijn, Jacques Lennep…