9633 vues



Jay DeFeo, The Eyes

[Les Yeux], 1958

Mine de plomb sur papier

 

 

JAY DEFEO,
THE EYES

Jay DeFeo réalise The Eyes en se référant à son ami le poète Philip Lamantia, qui écrivait dans Semina, la revue Beat de Wallace Berman :

« Dis-lui que je n'ai d'yeux que pour le Ciel quand je me tourne vers toi, Reine, miroir de la Cour Céleste ».

  • Le poète et l'artiste, qui fut la muse des peintres de la Beat Generation, se rejoignent par leur volonté d'explorer le subconscient pour parvenir à découvrir une réalité supérieure. Dans cette œuvre, DeFeo aborde pour la première fois le thème de la vision. Ce regard, hypnotisant, agit comme une porte ouvrant sur un niveau de conscience supérieur. L'artiste se rapporte à l'écrivain anglais William Blake, pour qui « on en vient à croire au mensonge si l'on ne voit pas à travers l'œil de l'esprit ».

  • La nature n'est qu'illusion, il faut voir au-delà du visible pour construire notre imaginaire. DeFeo précise que dans The Eyes, « il y a quelque chose comme une signification prophétique ou visionnaire », qui l'a incitée à réaliser, à partir de 1958, The Rose, chef-d’œuvre d'une époque et d'une communauté.

     

    Jay DEFEO, The Eyes, [Les Yeux], 1958,
    121,92 x 243,84 cm, Whitney Museum of American Art, New York, Gift of the Lannan Foundation