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Henri Michaux, Arborescences intérieures, vers 1962-1964
Encre de Chine sur papier

 

 

HENRI MICHAUX,
ARBORESCENCES INTERIEURES

« Je voulais dessiner la conscience d’exister et l’écoulement du temps. »
Henri Michaux

  • Misérable miracle, publié en 1956, est le premier des cinq « livres de la drogue » que Michaux consacre à ses expériences introspectives psychotropes. Il a commencé celles-ci sous contrôle médical, puis les a poursuivies volontairement dans le but d’accéder à la libération de l'écriture telle que la convoitaient les surréalistes. L'ouvrage relate cette exploration de l'« espace du dedans » qui lui permet de perdre le « je » pour se démultiplier.

    Le récit est accompagné de documents graphiques mêlant bribes de mots et graffitis sismographiques,

  • transcriptions immédiates du pullulement de paysages mentaux, sillons et gouffres perçus dans une accélération fantastique. Les dessins mescaliniens exécutés une fois dissipés les effets de la mescaline sont le tracé stabilisé de ces visions hallucinatoires.

     

    Henri MICHAUX, Arborescences intérieures, vers 1962-1964, 50 x 30 cm, Centre Pompidou, Musée National d’art moderne, Paris