Gérard Garouste décrypte son tableau exposé dans Traces du sacré :


Passage (Autoportrait), 2005

 

GERARD GAROUSTE
PASSAGE

Gérard Garouste pose avec Passage la question de l'interprétation des textes de la Bible par l'Église et de leur pervertissement par les pouvoirs totalitaires.

  • «De concordances en préfigurations, de contresens en approximations, la traduction, entraînée à servir une logique d'authentification, n'a-t-elle pas ouvert la voie vers l'intolérance et l'exclusion ?» 
    Passage
    fait le lien entre trois ouvrages. La Septante, version de l'Ancien Testament traduite de l'hébreu en grec ; puis les commentaires de Saint Augustin sur le Psaume 56, qui s'inspirent de cette traduction approximative ; enfin, Mein Kampf, de Hitler, que Garouste associe au précédent, à cause de certains aspects antisémites du livre, qui s'inspireraient des contresens qu'aurait introduits Saint Augustin. La peinture érudite de Garouste explore aussi bien l'histoire de la pensée théologique que celle des formes, et questionne la légitimité de l'Église.