Gerd Stern nous décrit son œuvre réalisée avec le collectif USCO, présentée dans l'exposition Traces du sacré :


Shiva, 1966

GERD STERN (USCO),
SHIVA

« On voulait un lieu où les gens pourraient communiquer avec eux-mêmes plus qu'avec tous les autres et où il y aurait une période, selon les mots de John Cage, de silence. »

  • USCO, contraction de Company of Us, est un collectif d'artistes, de poètes et d’ingénieurs établis à la fin des années 1960 dans une église abandonnée, près de New York. C'est là qu'USCO réalise le Tabernacle, un espace multimédia de méditation typiquement psychédélique. Cet ensemble, dont on ne voit ici qu'une partie, se compose d'une structure hexagonale voûtée, comportant six panneaux en bois d’environ trois mètres de hauteur. Au centre de la construction, une fontaine tournante entourée de bougies projette des lumières stroboscopiques, accompagnées de musique. Chaque panneau représente des divinités et des idées issues de l'hindouisme ou du bouddhisme (paix, amour, vie, lumière).

  • Ici, la figure de Shiva (qui représente la destruction, mais qui est une force positive puisque, après la destruction, survient la création régénératrice) apparaît debout avec les bras ouverts, dans un geste de communion cosmique. Elle se superpose à celle, assise, du Bouddha. Du centre du tableau, occupé par des fleurs de lotus symbolisant l'épanouissement spirituel, pulse la lumière évoquant la respiration cosmique et la puissance créatrice de Brahma.