Le thème Offenses, une des clefs pour comprendre  l'histoire de l’art moderne, est expliquée par Jean de Loisy, le commissaire de l'exposition, à travers plusieurs œuvres.

OFFENSES

« Les gens ont parlé de mes photographies en évoquant le profane et le sacré sans avoir pu trancher entre les deux, moi je pense que ce sont les deux. »
Andrés Serrano

  • En appelant à une refondation totale de la relation de l'être humain au divin, au sexe, au corps, au capitalisme, l'œuvre d’Antonin Artaud opère une action démythifiante et constitue une potion amère visant à guérir l’homme occidental Pour en finir avec le jugement de dieu.  Depuis la fureur anticléricale des surréalistes, le blasphème s'emploie à révéler le trivial au cœur du spirituel.
    De Francis Picabia à Andrés Serrano, il s'agit de faire émerger l’homme, charnel et impur, dans le vocabulaire formel sanctifié de la religion

  • catholique, de saper le discours hagiographique et de remettre en question la foi et la ferveur religieuse. Le sacrilège ne connaît pas de limite et, comme dans La Prière de Man Ray, l'art explore avec délice et cruauté les analogies entre image profane et religieuse.

  • LES OEUVRES PAR ORDRE 
    D'APPARITION DANS LE FILM :

    Max ERNST
    La vierge corrigeant l'Enfant Jésus devant trois témoins : André Breton, Paul Eluard et le peintre, 1926, huile sur toile, 196 x 130 cm, Museum Ludwig, Cologne

    Andres SERRANO

    Piss Christ (Immersions),1987, tirage cibachrome, 152,4 x 101,6 cm, courtesy Andres Serrano, Paula Cooper Gallery, New York et Galerie Yvon Lambert, Paris / New York

  • MAN RAY
    La prière, 1930, photographie sur toile,
    32 x 23 cm, galerie A l’Enseigne des Oudin, Paris