Le thème Doors of perception, une des clefs pour comprendre l'histoire de l’art contemporain, est expliquée par Jean de Loisy, le commissaire de l'exposition, à travers plusieurs œuvres.

DOORS OF PERCEPTION

« Si les portes de la perception s’ouvraient, toutes choses apparaîtraient telles qu’elles sont : infinies.» 
William Blake

  • L'idée que la société est coercitive, mais que l'individu est bon, fonde le programme de la révolution Beat, puis hippie : « Faites l’amour pas la guerre ». L'art est considéré comme le véhicule idéal de la transformation de l'homme, car il élargit le champ de la perception et l'expérience intérieure.  Méditation sur les mystiques, interprétation des textes sacrés, occultisme, hallucinations : l'artiste envisage toutes les expériences comme une exploration intérieure destinée à « nourrir son âme » et son œuvre. 
    L'apparition du LSD renforce l’intérêt pour les psychotropes et conduit à la révolution psychédélique, dont l’impact est perceptible dans

  • tous les arts.  Les drogues « ouvrent les portes de la perception », permettent de pousser plus loin les expériences psychiques et contribuent à libérer la créativité collective. Pendant la guerre du Vietnam, cette aspiration se cristallisera en un mouvement de lutte pour une société libre, fraternelle et pacifique, dernière utopie positive du XXe siècle.

  • LES OEUVRES PAR ORDRE
    D'APPARITION DANS LE FILM :

    Allen GINSBERG

    Footnote to Howl, 1955, enregistrement sonore de  3’31, réalisé chez Lawrence Lipton, Los Angeles

    John GIORNO

    Eating the Sky, vers 1989, 51 x 51 cm, collection de l’artiste

    Jay DEFEO

    The Eyes, 1958, 121,92 x 243,84 cm, Whitney Museum of American Art, New York, Gift of the Lannan Foundation

  • Patrick O’NEILL
    7362, 1967, film cinématographique 16 mm de 9 minutes, collection Patrick O'Neill / Lookout Mountain Film

    Nam June PAIK, Yalkut JUD

    Video Film Concert 1966/ 1975 and 1992, 1966-1992, vidéo composée de 6 séquences, séquence 2 : Beatles Electroniques 1966 1969, 3 minutes, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou